20/10/2003

12. Pourquoi les Japonais vivent plus vieux.


                          


 Le Japon...un modèle pour sociétés vieillissantes ?

Le japon est le pays industrialisé où l'on vit le plus vieux. Malgré un taux de suicide élevé, l'espérance de vie est de 85 ans pour les femmes et de 78 ans pour les hommes.

A l'occasion de la récente journée annuelle consacrée aux personnes âgées, qui a eu lieu le 15 septembre, Mme Kamato Hongo a été fêtée. Née en 1887 et donc âgée de 116 ans, Mme Kamato Hongo est officiellement la personne la plus âgée de la planète. Le Japon revendique également l'homme le plus âgé du monde, Yukichi Chuganji, 114 ans. les autorités  ont  annoncé lors de cette journée  que  le pays comptait  plus de  20000 centenaires, dont plus de 80 %  sont des femmes. Le nombre de centenaires a doublé en cinq ans mais dans ce pays comme ailleurs, nous  n'en sommes qu'au début de l'explosion démographique du nombre de vieillards. Un Japonais sur cinq a plus de 65 ans, soit plus de 24 millions de personnes sur une population globale de 120 millions.

Dans l'archipel subtropical d' Okinawa, on compte plus de  600 centenaires pour 1,3 millions d'habitants. Cet archipel a pourtant été associé aux terribles combats de la guerre entre l' Amérique et l'Empire Nippon. Ces iles du Pacifique, qui connaissent pourtant des températures caniculaires, sont devenues les iles de la longévité... 

L'institut de gérontologie de Tokyo a étudié les raisons de cette longévité :

  •  un mode de vie encore largement rural où les personnes âgées restent actives. 




  •  une culture fondée sur le respect des anciens et où les personnes âgées sont   particulièrement intégrées à la vie d'une communauté fondée sur de profonds liens de solidarité.




  •  le régime alimentaire traditionnel fait de riz, de poisson, de soja, une cuisine peu salée, la consommation d'algues et de goyas ( un concombre riche en vitamines ).




  •  un environnement protégé, très peu pollué.

    d'après Philippe Pons. ( le Monde)












































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09/10/2003

11. Projet de vie en Maisons de Repos.

 

PROJET DE VIE

EN MAISONS DE REPOS ET

MAISONS DE REPOS ET DE SOINS.

 

 

Chaque maison de repos adopte un projet de vie qui répond aux besoins des résidents afin de leur assurer un bien-être optimal et de maintenir leur autonomie.   

extrait du décret du 05-06-1997 de la Région Wallonne ( Belgique ).

 

L’établissement doit développer un projet de vie qui définit les objectifs proposés aux résidents pour assurer leur bien-être et le respect de leur dignité.

Ce projet de vie doit être présenté lors de l’entrée en institution : il porte sur les éléments importants permettant aux aînés de s’intégrer dans la vie de l’institution, de se divertir et de trouver leur identité dans l’établissement. Le projet de vie concerne aussi bien les résidents, que l’entourage de l’aîné. Il doit intégrer les souhaits, besoins et désirs des résidents.

La maison de repos doit en permanence mettre tout en œuvre pour promouvoir l’autonomie des résidents, lutter contre l’isolement et les risques de dépendance. Les institutions ont trop longtemps représenté de simples lieux d’hébergement où les personnes âgées n’attendaient plus que la fin de leur vie.

Le projet de vie doit faire l’objet d’une évaluation annuelle en collaboration avec le personnel et le conseil des résidents.

La critique et la prudence sont de rigueur à l’égard de cette notion. En effet, un projet de vie bien ficelé sur papier peut s’avérer inexistant  sur le terrain et inversement.

 

source :  Rifvel, à l’ initiative du ministère des affaires sociales et de la santé de la Région Wallonne. 




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06/10/2003

10. Maltraitance : dernière question.

                                                 
Comment la violence peut-elle émerger aussi en institution ?
 
Toutes les institutions peuvent devenir maltraitantes à un moment ou un autre, même les résidences de haut standing, car elles doivent faire face à des contraintes trop nombreuses : une institution est un hôtel-restaurant qui est ouvert 365 jours par an, doit fonctionner 24 heures sur 24,  sans aucune pause, avec un personnel parfois limité en nombre, non formé sur le plan hôtelier, qui doit aussi prendre en charge l'accueil psychologique des personnes et de leurs familles. Enfin, actuellement 30 à 35 % des résidents de ces institutions sont atteints de la maladie d'Alzheimer, avec des troubles du comportement tels qu'ils épuisent non seulement le personnel mais aussi les autres résidents. Autrement dit, il est très difficile d'assumer toutes ces difficultés de front et, dans la grande majorité des institutions, il arrive que certains membres du personnel, épuisés, fragilisés, à bout de tolérance, finissent par commettre des actes de maltraitance.

Robert Hugonot, médecin et gérontologue est l'auteur du livre "La vieillesse maltraitée". Il contribue depuis plusieurs années à mettre en lumière les violences faites aux personnes âgées. Ce médecin préside l'association ALMA qui a pour objet l'écoute des problèmes de maltraitance des personnes âgées. Ci-dessous l'adresse du site internet de cette association. 

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9. Maltraitance : troisième question.

Question posée au Dr Hugonot.

Les personnes âgées sont-elles toujours conscientes des violences qu'elles subissent ?
 
Les personnes âgées n'ont pas toujours conscience d'être victimes, ou du moins elles se taisent. Les personnes âgées maltraitées culpabilisent. Comme dans le cas des enfants battus, la victime se sent coupable, consciente de sa dépendance, de ce qu'elle vit trop longtemps et qu'on ne veut plus d'elle. Ce sentiment de culpabilité peut d'ailleurs engendrer un état dépressif, avec une perte du goût de vivre qui peut conduire jusqu'au suicide conscient ou inconscient.

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8. Maltraitance : deuxième question.

Question au Dr Hugonot

Quels sont les facteurs qui peuvent conduire une personne à maltraiter un de ses proches âgé ?
 
La maltraitance naît de la montée de l'intolérance, un sentiment très complexe de rejet qui s'installe peu à peu. Progressivement les soignants naturels (la famille) ou professionnels qui s'occupent d'une personne âgée atteignent le seuil de leur patience et de leur tolérance : ils n'en peuvent plus. Il est vrai que prendre soin d'une personne âgée quotidiennement demande des trésors de patience et une résistance à toute épreuve pour supporter la maladie, les plaintes, la perte des repères... De plus, avoir devant soi tous les jours l'image de ce que l'on sera peut-être soi-même demain n'est pas facile à accepter. Cela peut arriver aussi bien aux soignants naturels qu'aux soignants professionnels, ils n'en peuvent plus et, un beau jour, la tolérance craque et la violence apparaît. Nous pouvons tous être confrontés à cette situation un jour ou l'autre.

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7. Maltraitance : question au Dr Hugonot.

Question posée au Dr Hugonot.

Quels sont les recours possibles des personnes âgées face à la maltraitance ?
 
À partir du moment où la personne victime est consciente de la violence qu'elle subit, elle peut en parler. Mais cela implique d'une part de trouver des interlocuteurs autres que ceux qui la maltraitent, ce qui n'est pas toujours évident, et d'autre part, de surmonter la peur d'en parler. Quand les violences ont lieu en maison de retraite, les victimes ont peur d'être mal considérées et mal soignées davantage si elles parlent, ou d'être renvoyées, ce qui ne se produit en fait jamais. Si elles se plaignent chez elles, elles ont peur d'être bousculées. 





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6. La maltraitance envers les personnes âgées

LA   MALTRAITANCE 

Avec la croissance démographique du grand âge, le phénomène de la maltraitance des personnes âgées est  devenu  un véritable problème de société, tout en restant encore un sujet tabou et secret. Même si ces dernières années, notre société a pris conscience de l’importance de la maltraitance des enfants ainsi que des violences conjugales, elle semble encore ignorer la maltraitance de nos aînés. 
La majorité des victimes sont des personnes d’environ 80 ans en situation de fragilité psychique ou physique.
Quel que soit le lieu de maltraitance, la difficulté est de percer la chape de silence. Silence de la personne maltraitée, silence de l’entourage et silence du personnel soignant. 
Parce qu'en institution, il n'est pas rare que des personnes âgées soient maltraitées, que ce soit de la maltraitance physique (comme le manque d’assistance lors des repas, des résidents laissés trop longtemps dans une certaine position), de la maltraitance psychologique ( manque de respect pour la personne comme l'indifférence, l'infantilisation, le tutoiement abusif), ou encore des abus financiers et de biens.
Robert Hugonot, médecin et gérontologue est l'auteur du livre "La vieillesse maltraitée". Il contribue depuis plusieurs années à mettre en lumière les violences faites aux personnes âgées. Ce médecin préside l'association ALMA qui a pour objet l'écoute des problèmes de maltraitance des personnes âgées. 
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06-10-2003, 21:57:08 p@role.

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