11/11/2003

15. Après la canicule, l'heure des bilans.

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La surmortalité observée en France durant les trois premières semaines de ce  mois d’août 2003 a été de 14 800 décès. Depuis la deuxième guerre mondiale, la France n'avait plus connu de catastrophe d'une telle ampleur. Il ressort du rapport des experts que ces 14 800 décès correspondent à une augmentation de 60% par rapport à la mortalité que l’on pouvait attendre en France entre le 1er et le 20 août.
La surmortalité observée  est importante et croissante avec l’âge :  plus 70% chez les sujets âgés de 75 à 94 ans et plus 120% chez les sujets de 95 ans et plus. l’augmentation des taux de mortalité les plus importants correspond à des causes de décès qui sont directement attribuables à la chaleur : déshydratation, coup de chaleur et hyperthermie. On recense ensuite certaines pathologies de l’appareil respiratoire et de l’appareil génito-urinaire.
Le nombre des décès qui ont eu lieu à domicile et en maison de retraite a été multiplié par deux par rapport à leur valeur habituelle. Au total, les experts notent que 42% des décès en excès sont survenus dans des hôpitaux, pour 19% dans des maisons de retraite.
Les chiffres fournis par les experts montrent le caractère fulgurant du phénomène. Ainsi, pour la seule journée du 4 août, près de 300 décès ont été observés en excès par rapport aux années précédentes. Cet excès a atteint 3900 le 8 août, 10 600 le 12 août et, enfin, 14 800 le 20 août.
La surmortalité observée a été surtout importante dans l'axe Paris - Lyon . Paris a ainsi connu une surmortalité de 127%.  Ce taux a été de 171% dans le Val-de-Marne.  Les  régions touchées ont  connu des  pics de chaleur de plus de 40° à l'ombre la journée, et des températures qui atteignaient encore les 25° pendant la nuit. Dans certains départements (du Nord-Ouest par exemple ), l'augmentation de mortalité est faible et ne peut être considérée comme significative.
Les autorités Belges ont été modestes, se contentant d'acter avec soulagement qu'à première vue le pays n'avait pas été touché par la catastrophe. En  Belgique, le pic de chaleur ( 38,6°) a été atteint le 8 août à Aubange.





































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