26/11/2003

18. Prévention des chutes par l'exercice physique.

 

         

 

 

Diminuer le risque de chutes. 

 

De nombreux travaux ont établi que l’entraînement  permettait d’améliorer les performances physiques des personnes même très âgées et que ces exercices  étaient efficaces pour réduire le risque de chute. Cependant, les modalités d’intervention (types d’exercices, intensité) et donc les résultats sont assez variables d’une étude à l’autre. Une étude australienne récente ( relatée par le Dr F. Puisieux, du CHU Lille ) a confirmé clairement l'efficacité des exercices physiques dans la prévention des chutes et a chiffré les résultats obtenus.
Après avoir, au préalable, écarté de leur enquête les personnes atteintes d'affections trop graves, patients souffrant de troubles cognitifs, de maladies cardiovasculaires ou de l’appareil locomoteur ou d’une maladie de Parkinson, les investigateurs avaient retenu 163 personnes âgées qui présentaient des troubles de l’équilibre objectivés par des tests standar-disés. La moyenne d'âge du groupe était de 75 ans. Les participants ont reçu une information sur des stratégies pratiques pour éviter la chute en cas de déséquilibre. Ensuite, Les 163 participants à l'étude ont été randomisés en deux groupes : un groupe de 83 personnes invitées aux séances de rééducation à l'équilibre données par des spécialistes et un groupe témoin ( inactif ) de 80 personnes.

Les 83 participants du groupe actif étaient réunis chaque semaine. Le programme des séances était progressif et mettait l’accent sur le travail de l’équilibre mais certains exercices visaient aussi à améliorer la force musculaire, la coordination et les capacités aérobies. Les participants étaient aussi encouragés à pratiquer certains exercices à leur domicile. Les personnes âgées du groupe actif ont participé en moyenne à  23 des 37 séances proposées, soit un taux de 62 % de participation.
Malgré cela, le nombre de chutes survenues chez les personnes entraînées a été inférieur (moins 40% après 1 an de suivi ) par rapport au groupe témoin. Le nombre de chutes sévères avec séquelles traumatiques était inférieur de 30%.

 

Les résultats démontrent l'efficacité des exercices physiques dans la prévention des chutes. Une simple participation hebdomadaire à des exercices spécifiques a suffi à réduire de façon significative le nombre de chute chez ces personnes âgées à risque. Il faut noter aussi le haut niveau de satisfaction des personnes âgées : 3 personnes sur 4 qui avaient participé aux exercices ont poursuivi les séances proposées à la fin de l’expérience...


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20/11/2003

17. Prévention des fractures du col du fémur.


                         DIMINUER LES RISQUES DE FRACTURE DU COL DU FEMUR.



La fracture de la hanche est actuellement en forte recrudescence. Le vieillissement de la population et les problèmes d'ostéoporose, surtout chez les femmes, peuvent expliquer ce phénomène. Près de 20000 fractures de hanche sont recensées chaque année, en Belgique.Une victime sur 5 de cette épidémie silencieuse décèdera dans l'année. Dans certains cas d'ostéoporose, la fracture du col du fémur peut être spontanée et dans ce cas, c'est la fracture qui provoque la chute de la personne et non le contraire. De même une fracture peut survenir simplement en se retournant dans le lit ou en heurtant un meuble. Mais dans plus de 80 % des cas, les fractures du col du fémur sont consécutives à une chute.
Cette fracture se diagnostique généralement aisément chez la personne âgée. Relevée après la chute, celle-ci ne peut plus prendre appui sur la jambe. A l'examen clinique, le membre inférieur est raccourci et le pied en rotation externe.
Chez la personne âgée, le traitement privilégié consiste à remplacer la tête de la hanche et le col du fémur et d'installer une prothèse totale de la hanche (P.T.H.). Les résultats sont excellents et permettent une reprise de la marche aidée moins d'une semaine après l’intervention. Si la rééducation peut se faire dans de bonnes conditions, la perte d'autonomie sera limitée dans le temps. 

Signalons qu' un système de protection de conception simple existe maintenant sur le marché. Cette protection amortit l'impact lors des chutes latérales, souvent responsables de fractures. 
Le dispositif de protection comprend un sous-vêtement équipé de poches latérales au niveau des hanches. Quand le sous-vêtement est enfilé, des coquilles de protection en nylon tressé, matière rigide mais légère, sont glissées dans les poches. En cas de chute, le choc classique sur le grand trochanter est ainsi diminué par absorption et déviation de l'impact vers les tissus mous. Dans nos Maisons de Repos et de Soins, nous connaissons tous des personnes fragilisées qui ressentent le besoin de déambuler. Ces  protecteurs de hanche nous semblent particulièrement indiqués pour elles. Nous n'avons pas encore eu connaissance de résultats statistiques fiables, mais nous pouvons raisonnablement penser que la protection est efficace.
http://w.w.w.hips.dk 







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14/11/2003

16. Au sujet de la vaccination.

 


 
       

 

 

 

 "Il n'est pas trop tard pour se faire vacciner,mais il est temps..."



a rappelé le Professeur Gilles Brucker, directeur de l'Institut Français de veille sanitaire (INVS), ce jeudi 13 novembre 2003, sur France-Info. 
Un début d'épidémie de grippe est observé dans plusieurs régions françaises, notamment dans des régions frontalières avec la Belgique.  Le vaccin contre la grippe est surtout conseillé aux personnes qui sont exposées à des risques sévères comme les personnes travaillant dans le secteur de la santé. Le vaccin est également conseillé aux personnes âgées, même si le vaccin est moins efficace chez les personnes fragilisées.

En France, on estime que près de 7,5 millions de personnes ont été touchées par la grippe, l'hiver dernier. Les personnes âgées et les personnes souffrant d'une affection de longue durée (diabète, insuffisance respiratoire ou maladie cardio-vasculaire) sont celles qui paient chaque année le plus lourd tribut.
Le virus observé cette année "n'est pas un virus particulièrement méchant", et la vaccination est "parfaitement adaptée et efficace", a ajouté le Pr Brucker. 
Les médecins et les soignants encouragent les personnes âgées à se faire vacciner, mais il semble qu'ils soient en revanche moins nombreux à réaliser qu'en se vaccinant, ils participeraient à la baisse de la mortalité due à la grippe.
En 1997, une équipe écossaise en a clairement apporté la preuve. A Glasgow, deux importants services hospitaliers accueillant uniquement des personnes âgées ont fait l'objet d'une étude comparative. Dans le premier, le personnel soignant a été fortement incité à se vacciner contre la grippe. A l'inverse dans le second, aucun effort particulier n'a été entrepris. La mortalité liée à la maladie a été considérablement plus élevée ( pratiquement doublée ) dans le service où la vaccination n'avait pas été proposée.




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11/11/2003

15. Après la canicule, l'heure des bilans.

chemin de saint jacques 148.jpg



La surmortalité observée en France durant les trois premières semaines de ce  mois d’août 2003 a été de 14 800 décès. Depuis la deuxième guerre mondiale, la France n'avait plus connu de catastrophe d'une telle ampleur. Il ressort du rapport des experts que ces 14 800 décès correspondent à une augmentation de 60% par rapport à la mortalité que l’on pouvait attendre en France entre le 1er et le 20 août.
La surmortalité observée  est importante et croissante avec l’âge :  plus 70% chez les sujets âgés de 75 à 94 ans et plus 120% chez les sujets de 95 ans et plus. l’augmentation des taux de mortalité les plus importants correspond à des causes de décès qui sont directement attribuables à la chaleur : déshydratation, coup de chaleur et hyperthermie. On recense ensuite certaines pathologies de l’appareil respiratoire et de l’appareil génito-urinaire.
Le nombre des décès qui ont eu lieu à domicile et en maison de retraite a été multiplié par deux par rapport à leur valeur habituelle. Au total, les experts notent que 42% des décès en excès sont survenus dans des hôpitaux, pour 19% dans des maisons de retraite.
Les chiffres fournis par les experts montrent le caractère fulgurant du phénomène. Ainsi, pour la seule journée du 4 août, près de 300 décès ont été observés en excès par rapport aux années précédentes. Cet excès a atteint 3900 le 8 août, 10 600 le 12 août et, enfin, 14 800 le 20 août.
La surmortalité observée a été surtout importante dans l'axe Paris - Lyon . Paris a ainsi connu une surmortalité de 127%.  Ce taux a été de 171% dans le Val-de-Marne.  Les  régions touchées ont  connu des  pics de chaleur de plus de 40° à l'ombre la journée, et des températures qui atteignaient encore les 25° pendant la nuit. Dans certains départements (du Nord-Ouest par exemple ), l'augmentation de mortalité est faible et ne peut être considérée comme significative.
Les autorités Belges ont été modestes, se contentant d'acter avec soulagement qu'à première vue le pays n'avait pas été touché par la catastrophe. En  Belgique, le pic de chaleur ( 38,6°) a été atteint le 8 août à Aubange.





































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08/11/2003

14. Créativité de la personne âgée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Né en 1915 à Timisoara en Roumanie, André Farkas, dit André François,est installé en France depuis 1934. Affichiste, Illustrateur, Peintre et Sculpteur, il a expérimenté toutes les écritures. Jouissant d'une renommée internationale, ses oeuvres sont présentes dans les grands musées. Cet artiste utilise les techniques picturales les plus diverses, superpose les matières, récupère les objets qui prennent vie au sein d'une affiche ou d'un tableau. André François détient un humour subtil, très visuel, et ses affiches sont de véritables œuvres d'art, mettant souvent en scène des animaux.
Ci-contre, une affiche réalisée pour la fête de la musique de ce 21 juin 2003.
Une exposition André François se tient actuellement à Paris.  Elle rassemble 150 affiches de l'artiste dont certaines n'ont plus été montrées au public depuis 50 ans.


 
Exposition à l'hôtel de Sens - 1, rue du Figuier - 75004 Paris, du 23 septembre au 27 décembre 2003.

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02/11/2003

13. Réflexions à l'occasion de la Toussaint.


    LA MORT DANS NOS MAISONS DE REPOS.


Depuis les années 50, les rituels funéraires sont de moins en moins suivis dans le monde occidental. Ils ont de ce fait perdu de leur efficacité. Or, les rituels ont une fonction sociale essentielle. Ils servent notamment à canaliser les émotions (on cesse de pleurer à la fin du deuil), et donnent l'occasion au groupe social de venir témoigner de la perte lors de l'enterrement.
On n'ose plus faire part de son émotion alors que le rituel autorisait l'expression de la tristesse et de la souffrance, et facilitait ainsi le travail de deuil. Les rituels aidaient à cicatriser la plaie et facilitaient le retour à la sérénité. Avec les guerres mondiales et l'invention de la bombe atomique, les gens vont se rendre compte que la mort peut potentiellement supprimer l'espèce humaine. Dans le sillage de l'individualisme forcené et des progrès de la science, la mort est devenue «vraiment» dangereuse. La mort n'est plus perçue comme le résultat du cycle naturel des espèces mais bien comme une menace. Résultat: on va la tenir éloignée le plus longtemps possible, on va la cacher quand elle survient, on va la «vivre» au plus vite, et on va tenter de réduire ses aspects les plus effrayants, comme ceux liés à la décomposition des corps, en privilégiant par exemple la crémation. Une dérobade qui rend le deuil d'autant plus difficile.


 
Marie-Frédérique Bacqué.
Marie-Frédérique Bacqué, psychologue et maître de conférences à l'université de Lille, a publié «Apprivoiser la mort» aux éditions Odile Jacob.
 

Dans nos Maisons de Repos et de Soins aussi, la mort est occultée. Les rituels funéraires se déroulent de façons fort inégales et sont parfois absents ou réduits au minimum. Plus grave encore, les décès se suivent parfois à un tel rythme que la mort s'en trouve banalisée. Cette situation est psychologiquement malsaine.
Comment permettre et faciliter le retour à la sérénité après un deuil en Maisons de Repos et de Soins ?
Il nous semble, par exemple, utile et profitable de se réunir quelque temps après la disparition d'un résident.  Inviter la famille, les soignants qui ont été les plus concernés, et surtout ne pas oublier d'y convier les résidents qui avaient une certaine intimité avec la personne disparue. Evoquer la mémoire, non plus en l'idéalisant comme juste après le décès mais en partageant des souvenirs, des anecdotes avec le groupe. Quitter les images figées, prendre les distances avec l'idéalisation du mort, les remerciements exagérés, pour témoigner en rappelant d'une manière plus juste les traits de caractère de la personne disparue, ses qualités comme ses défauts, et ainsi retrouver un juste milieu. Cette étape me paraît indispensable pour faire le véritable deuil, pour déculpabiliser si nécessaire.
Ces réunions apaisent et aident à une vraie réflexion sur la mort.

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