01/09/2004

52. Solitude(s).

 

Plus on avance dans le troisième et le quatrième âge, plus le risque de se retrouver seul devient important. Progressivement, on perd de vue les anciens collègues de travail, la famille s'éloigne, les amis se font plus rares, les voisins viennent moins souvent….
A un âge certes de plus en plus avancé, on perd la capacité de s’occuper des autres et on risque bien de devenir soi-même tributaire de soins. D’où la lourde impression d’être devenu quelqu’un d’inutile et même une charge pour les autres.
Ne dit-on pas à celui ou celle qui entre en maison de repos : "Ne te fais pas de souci, maintenant on va bien s’occuper de toi…"

Or, c’est cela qui fait problème. Ne plus être capable de prendre soin de soi, c’est aussi ne plus avoir la possibilité de faire des projets, de partager des activités, de prendre sa part d’engagement aux côtés des autres…

En réponse à la solitude des personnes malades ou âgées, notre système social réagit surtout en terme d’institutions, d’aide et de soins.
Bien sûr, ceux-ci sont plus que jamais nécessaires lorsque l’entourage familial, les voisins, les amis, les revenus… font défaut.
 
Il ne faudrait pas oublier que le sens d’une vie ne peut se retrouver quand la personne n’est plus qu’un "objet de soins" même attentionnés.
 
extraits d'un article de Christian Van Rompaey (Journal "en marche", n° 1303, août 2004).

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