23/09/2004

55. La maltraitance existe...


 
Un pensionnaire tétraplégique de 60 ans, qui se plaignait d'une mauvaise qualité des soins, est à l'origine d'une enquête au sein d'une maison de retraite publique d'Arras (France). Cet établissement, qui compte plus de 200 lits et dépend du centre hospitalier de la ville, jouissait d'une bonne réputation.
Deux salariées, une infirmière et une aide-soignante, ont été placées en garde à vue ce lundi 20 septembre 2004. Elles sont accusées "de négligences graves au niveau de la qualité des soins", de "maltraitance psychologique", sous forme notamment d'agressions verbales, et d'"abus physiques". Les deux salariées, qui travaillent depuis plus de dix ans à la maison de retraite, ont été suspendues à titre conservatoire. La médecin chef de la maison de retraite, qui avait déclaré «être tombée de haut» en apprenant les faits, a également été mise en examen après interrogatoire. 


L'affaire est prise très au sérieux par les autorités françaises:

  • le ministre de la Santé et de la Protection sociale s’est rendu dans la maison de retraite et y a annoncé une série de mesures pour lutter contre les risques de maltraitance à l’encontre des personnes âgées ou handicapées.
  • le ministre d'état aux personnes âgées a, lui, rappellé que le code pénal réprime fermement le simple fait de dissimuler ou de ne pas révéler l'existence d'actes de maltraitance.  
  • deux cellules d'écoute et d'accompagnement ont été mises en place, l'une à la disposition des familles, l'autre des membres du personnel.

concernant la maltraitance, voir archives : articles n° 6,7,8,9, et 10.







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