30/09/2004

56. huit vendemiaire de l'an dix.

 

 

 

Extrait du "Journal de Paris", daté du 8 vendémiaire an 10.
 
   
" Il existe dans la commune d’Ebréon, département de la Charente, un vieillard âgé de 108 ans. C’est un bon vigneron, qui se tient encore aussi droit qu’un jeune homme. Il a conservé toutes ses dents. Ses cheveux n’ont éprouvé aucune altération, et sont restés aussi noirs qu’ils l’ont toujours été. Il n’a jamais eu recours au secours de la médecine, ni de la chirurgie. Il observe un régime auquel il doit, dit-il, sa santé et ses forces. Ce régime consiste à déjeuner avec un morceau de bon pain bien frotté d’ail, et à n’user dans les autres repas, que de pain trempé dans le vin. Il faut que ce régime soit excellent, puisqu’il lui a conservé à 108 ans, assez de forces pour labourer lui-même sa vigne, et porter des fardeaux très pesants. "


La date du 8 vendémiaire an 10 correspond au 30 septembre 1801. Le mois de vendémiaire est le premier mois du calendrier républicain français. Il tirait son étymologie « des vendanges qui ont lieu de septembre en octobre », selon les termes du rapport présenté à la convention nationale par Fabre d'Eglantine, au nom de la « commission chargée de la confection du calendrier ».


 




 

Écrit par p@role. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer

23/09/2004

55. La maltraitance existe...


 
Un pensionnaire tétraplégique de 60 ans, qui se plaignait d'une mauvaise qualité des soins, est à l'origine d'une enquête au sein d'une maison de retraite publique d'Arras (France). Cet établissement, qui compte plus de 200 lits et dépend du centre hospitalier de la ville, jouissait d'une bonne réputation.
Deux salariées, une infirmière et une aide-soignante, ont été placées en garde à vue ce lundi 20 septembre 2004. Elles sont accusées "de négligences graves au niveau de la qualité des soins", de "maltraitance psychologique", sous forme notamment d'agressions verbales, et d'"abus physiques". Les deux salariées, qui travaillent depuis plus de dix ans à la maison de retraite, ont été suspendues à titre conservatoire. La médecin chef de la maison de retraite, qui avait déclaré «être tombée de haut» en apprenant les faits, a également été mise en examen après interrogatoire. 


L'affaire est prise très au sérieux par les autorités françaises:

  • le ministre de la Santé et de la Protection sociale s’est rendu dans la maison de retraite et y a annoncé une série de mesures pour lutter contre les risques de maltraitance à l’encontre des personnes âgées ou handicapées.
  • le ministre d'état aux personnes âgées a, lui, rappellé que le code pénal réprime fermement le simple fait de dissimuler ou de ne pas révéler l'existence d'actes de maltraitance.  
  • deux cellules d'écoute et d'accompagnement ont été mises en place, l'une à la disposition des familles, l'autre des membres du personnel.

concernant la maltraitance, voir archives : articles n° 6,7,8,9, et 10.







Écrit par p@role. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer

20/09/2004

54. La fin du vieil ours.


 
Les résultats de l'autopsie pratiquée sur la dépouille d'un ours des Pyrénées ont confirmé la mort naturelle de l'animal. Papillon, le doyen des ours des Pyrénées, avait été retrouvé mort fin juillet, sur la commune de Chèze (Hautes-Pyrénées).

Cet ours, d'une longévité exceptionnelle, avait vécu plusieurs dizaines d'années entre les vallées d'Aspe et d'Ossau où il était connu de tous. D'un âge déjà avancé, il avait été chassé par l'ours Néré, le nouveau mâle dominant du Béarn. Papillon, l'ours mythique, avait donc dû quitter sa terre natale pour s'installer progressivement à partir de 2001 dans la vallée de Luz-Saint-Sauveur (Hautes-Pyrénées). En avril 2004, il avait été capturé et équipé d'un émetteur permettant de suivre ces déplacements. Lors de cette capture, il avait été constaté que Papillon était devenu un vieillard atteint de cataracte, ce qui le handicapait de la vue, et souffrant d'arthrose, ce le qui gênait dans ses déplacements. Ses griffes et ses dents étaient complètement usées. L'ours était très maigre, parce que chasser lui était plus en plus difficile, mais l'animal ne souffrait pas d'autre maladie particulière ni de blessure.
Depuis le début du mois de juillet, Papillon ne montrait quasiment plus de signes d'activité. Le 20 juillet, une observation rapprochée permis de constater que l'animal était pratiquement dans l'incapacité de se déplacer. Il avait été vu vivant pour la dernière fois le 24 juillet.













Écrit par p@role. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer

14/09/2004

53. Un plan " Alzheimer " en France.

 

Philippe Douste-Blazy, ministre français de la Santé, a présenté, ce lundi 13/09/04, un plan destiné à "améliorer la qualité de vie" de quelque 800.000 personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer ou de troubles apparentés ainsi que de leur famille.


-Pour faciliter le diagnostic précoce de la maladie, les moyens des 232 "consultations mémoires" existantes doivent être renforcés et cent nouvelles structures de ce type créées d'ici 2007. Par ailleurs, à partir de 70 ans, une évaluation cognitive sera  intégrée aux consultations de prévention prévues par la loi de santé publique.
-Pour mieux accompagner les malades vivant à domicile, le nombre de places d'hébergement temporaire et d'accueil de jour en "petites unités de vie" devrait passer de 2.378 places en 2004 à 15.500 en 2007.Cette mesure vise à permettre aux familles de profiter de moments de répit, a précisé le ministre, évoquant aussi la diffusion de nouveaux services, comme une "garde itinérante de nuit" susceptible de venir aider la famille en cas de besoin.
-Le ministre a également annoncé que la maladie d'Alzheimer serait inscrite sur la liste des affections de longue durée, car il n'est "plus question de la confondre avec une psychose ou des troubles du comportement".
-Prendre en compte la spécificité de cette maladie, former des professionnels, faciliter la prise en charge des malades en situation de crise, encourager la recherche, figurent également au nombre des objectifs de ce plan.


Pour Jean Doudrich, président de l'Association France Alzheimer, ce plan "ouvre des horizons" mais "ce qui compte, c'est le résultat" et non "les mots, les annonces".












Écrit par p@role. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer

01/09/2004

52. Solitude(s).

 

Plus on avance dans le troisième et le quatrième âge, plus le risque de se retrouver seul devient important. Progressivement, on perd de vue les anciens collègues de travail, la famille s'éloigne, les amis se font plus rares, les voisins viennent moins souvent….
A un âge certes de plus en plus avancé, on perd la capacité de s’occuper des autres et on risque bien de devenir soi-même tributaire de soins. D’où la lourde impression d’être devenu quelqu’un d’inutile et même une charge pour les autres.
Ne dit-on pas à celui ou celle qui entre en maison de repos : "Ne te fais pas de souci, maintenant on va bien s’occuper de toi…"

Or, c’est cela qui fait problème. Ne plus être capable de prendre soin de soi, c’est aussi ne plus avoir la possibilité de faire des projets, de partager des activités, de prendre sa part d’engagement aux côtés des autres…

En réponse à la solitude des personnes malades ou âgées, notre système social réagit surtout en terme d’institutions, d’aide et de soins.
Bien sûr, ceux-ci sont plus que jamais nécessaires lorsque l’entourage familial, les voisins, les amis, les revenus… font défaut.
 
Il ne faudrait pas oublier que le sens d’une vie ne peut se retrouver quand la personne n’est plus qu’un "objet de soins" même attentionnés.
 
extraits d'un article de Christian Van Rompaey (Journal "en marche", n° 1303, août 2004).

Écrit par p@role. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer