27/01/2005

69. Libération des camps, il y a 60 ans.









Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants...


 

Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Ils ne devaient jamais plus revoir un été...


Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues...



Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors...


On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire...

 
Jean FERRAT





Dans presque toutes nos maisons de repos, vivent encore quelques personnes qui ont enduré la déportation, vécu et
souffert dans les camps de prisonniers.


L'occasion est unique de leur témoigner de notre respect et de notre considération pour leurs souffrances et leur jeunesse sacrifiée.

Le huit mai prochain, nous célébrerons le soixantième anniversaire de la fin de cette guerre mondiale. Ce sera une dernière occasion de saluer leur courage et de leur dire que nous n'avons pas tout oublié.


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