27/01/2005

69. Libération des camps, il y a 60 ans.









Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants...


 

Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Ils ne devaient jamais plus revoir un été...


Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues...



Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors...


On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire...

 
Jean FERRAT





Dans presque toutes nos maisons de repos, vivent encore quelques personnes qui ont enduré la déportation, vécu et
souffert dans les camps de prisonniers.


L'occasion est unique de leur témoigner de notre respect et de notre considération pour leurs souffrances et leur jeunesse sacrifiée.

Le huit mai prochain, nous célébrerons le soixantième anniversaire de la fin de cette guerre mondiale. Ce sera une dernière occasion de saluer leur courage et de leur dire que nous n'avons pas tout oublié.


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07/01/2005

68. Facultés d'adaptation des personnes âgées.


 
Les personnes âgées font souvent preuve de facultés d'adaptation étonnantes, contrairement aux idées reçues. Confrontées au cortège de changements apportés par le vieillissement, elles réussissent  généralement à trouver des solutions acceptables. C'est ainsi qu'elles supportent les deuils successifs, l'isolement ou l'entrée en institution, elles adaptent leur vie au ralentissement de certaines fonctions, à l'apparition ou à l'aggravation de certaines affections...
Un admirable exemple d'adaptation à la la perte de certaines facultés nous a été donné par le pianiste Arthur Rubinstein.

 
Né à Lodz en Pologne en 1887, Arthur Rubinstein fut le pianiste virtuose le plus ovationné du XXe siècle. A 80 ans passé, Arthur Rubinstein était encore magistral dans le répertoire du concerto romantique. Il était inoubliable dans ses interprétations de Schumann, Debussy et Ravel, mais c'est dans la musique de Chopin qu'il s'affirmait comme l'un des plus grands virtuoses.
A l'âge de 90 ans, Arthur Rubinstein donnait encore des concerts dans les plus grandes capitales du monde. Le vieil homme devait s'adapter à la perte de sa légendaire dextérité... Il avait changé et réduit son répertoire. C'est ainsi que, quand il jouait Chopin, il ralentissait imperceptiblement le rythme avant de jouer les mouvements rapides qu'il ne pouvait plus jouer aussi vite. Ainsi, il conservait les contrastes et la plupart des mélomanes ne se rendaient compte de rien...












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