04/04/2005

75. Au sujet de la mort d'un pape.


" Si le pape était mort cinq ans plus tard au fond d'une maison de retraite,
ça n'aurait pas eu le même impact !"

 
Monseigneur jacques Perrier, évêque de Lourdes, sur france info, ce 03/04/05. 

 

Juste avant la mort, l'agonie.
Cela va de quelques secondes à plusieurs semaines. C'est bref et violent, ou lent comme une pavane. Le mot agonie lui-même vient du latin agonia, qui signifie angoisse, dérivé du grec agônia, qui veut dire lutte. L'agonie, c'est donc un combat. Le dernier pour reculer l'heure de la mort, entre vie et trépas. Le dernier souffle qui manifeste qu'il y a encore de la vie mais plus d'espoir... Cela vaut pour tout le monde, mais l'agonie d'un pape se pare d'un mystère et d'une mise en scène supplémentaires. On en a encore eu la preuve en suivant l'ultime combat de Jean Paul II. Un personnage très important, au plus mal, masque de souffrance fiché dans sa chair, ne meurt pas comme le commun des mortels. Il est tout à la fois entouré et dépossédé de sa mort. Il est difficile d'admettre que le pape, surmontant son Parkinson, sa trachéotomie, sa désydratation et sa septicémie, soit resté "lucide et serein". L'agonie d'un pape, grand mystique et globe-trotter impénitent, chef d'une Eglise d'un milliard de fidèles, ne pouvait ressembler à une autre.

Laurent Greilsamer (extraits d'un article paru dans "le Monde")


Karol Jozef Wojtyla est né à Wadowice (Pologne) le 18/05/1920. Il est devenu pape le 16/10/1981, sous le nom de Jean-Paul II .Après avoir dirigé l'église catholique pendant plus de 26 ans, il est décédé ce 02/04/2005.




















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