20/11/2005

104. Elle a dansé pour ses 80 ans.


 
La danseuse étoile russe Maïa Plissetskaïa a dansé ce 20 novembre 2005 à Moscou. Une exceptionnelle soirée de gala a eu lieu au Kremlin à l'occasion de ses 80 ans, point d'orgue d'une carrière internationale de 60 ans. L'artiste a dansé sur une chorégraphie que Maurice Béjart lui a dédiée. Des soirées pour le jubilé de la danseuse seront également données en février 2006 à Londres et à Paris.

Née en 1925, Maïa Plissetskaïa a connu les pires années de la terreur stalinienne. Son père, ingénieur des mines du Spitzberg, en Norvège, et consul d'URSS, a été fusillé sur les ordres de Staline. Sa mère, actrice du cinéma muet, a été emprisonnée et déportée.
Dès lors, la petite Maïa sera élevée par sa tante, étoile du Ballet du Bolchoï. C'est ce qui lui permettra de débuter sa carrière de ballerine en bénéficiant de l'enseignement de sa tante et de son oncle, professeur de l'école de danse du Bolchoï.
Adulte, les tournées du Bolchoï la rendront célèbre dans le monde. Maïa brillera dans "Le lac des cygnes" et "Don Quichotte", ainsi que dans "Carmen". Courageuse, elle osera s'exprimer dans un système totalitaire. Elle paiera cette liberté de pensée. Le gouvernement soviétique l'utilisera comme ambassadrice extraordinaire à l'étranger tout en lui faisant l'affront de vexations incessantes à Moscou.
En Europe, elle sera l'invitée de l'Opéra National de Paris, du Ballet du XXème siècle de Béjart, du Ballet National de Lausanne, et de la plupart des festivals de danse majeurs. Maïa dansera au Bolchoï de 1943 à 1988. Plus tard, Maïa Plissetskaïa quittera son pays et dirigera le Ballet de l'Opéra de Rome ainsi que le Ballet National d'Espagne.
En 1994, elle a publié une autobiographie qui parle en toute franchise d'une carrière de ballerine dans l'union soviétique.
Avec son époux, l'artiste vit aujourd'hui entre l'Allemagne (à Munich) et la Lituanie d'où sa famille maternelle est originaire. Fait rare pour une artiste étrangère, elle a reçu en France le titre de Chevalier de la Légion d'Honneur.


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18/11/2005

103. Nous leur devons beaucoup.

 


"Les personnes âgées en ont vu énormément au cours de leurs vies, elles ont une expérience énorme en épreuves de vie. Il est donc normal qu'elles aient une voix pour exprimer leurs opinions et leurs observations. Elles sont notre mémoire collective, celles qui ont vécu, enduré, fait avancer les causes,... Bref nous leur devons beaucoup !
A discuter avec des gens âgés nous pouvons comprendre l'état du monde actuel et nous pouvons également espérer ne pas commettre les mêmes erreurs. Voilà donc de bonnes raisons de ne pas les oublier au fond d'une maison de retraite..."


 

 
Envoi de Sébastien Cholette, de quebec (canada).




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14/11/2005

102. Paroles acides.

 

 

« Je suis un psychanalyste juif en voie de décomposition, à la mémoire déclinante, à l’intelligence essoufflée, au sexe grabataire. »

 

«Assis dans mon fauteuil, je tue le temps.
Faux : on ne tue pas le temps, c’est lui qui nous tue. »

     


« La peine de mort, je la demande comme une grâce :
 la peine de vie est pour moi la peine capitale. »

 

Je hais les jeunes autant que je leur fais horreur.
Eux et moi nous sommes faits pour nous haïr :
ils sont ce que je fus, je suis ce qu’ils seront. »


 

extraits de : La seconde vie d'Abram Potz, de Foulek Ringelheim. Roman  publié aux éditions: "Luc Pire". L'oeuvre a obtenu le "Prix des lycéens 2005."»

A quatre-vingt six ans, Abram Potz va réagir et tenter de devenir le doyen mondial des tueurs en série ! Aussi tôt dit aussitôt fait : « J’ai tué un homme qui ne m’avait rien fait ». Le roman sera le récit de ce premier meurtre et de ceux qui le suivront. Un regard implacable et cynique sur le vieillissement.




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01/11/2005

101. Le temps des chrysanthèmes.

 

 

SallauminesHenriTrannin1

 

 

 

Les cimetières  sont pour beaucoup d'entre nous des jardins publics, des lieux romantiques, des musées en plein air...
jusqu'au jour où, brusquement, les aléas de la vie transforment ces mêmes endroits en lieux de souvenirs, de réflexions et de prières, et les chargent d'intenses émotions.


 



N.B.  Le thème de la mort en maisons de retraite a déjà été abordé. Voir  le n° 13, dans les archives. 

 

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