08/10/2012

262. Somnifères.

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Plus d'une fois sur deux les médecins prescrivent à tort des somnifères aux personnes âgées. Nuits plus courtes, réveils plus fréquents, sommeil fractionné sur la journée sont autant de modifications physiologiques qui poussent les personnes âgées à se plaindre auprès de leur entourage et de leur médecin. La prescription quasi systématique de somnifères pour plaintes du sommeil chez les personnes âgées n'est pas une bonne pratique. La consommation chronique de benzodiazépines hypnotiques ou d'anxiolytiques est contre-indiquée dans plus de la moitié des cas. Cette consommation est souvent responsable de chutes, de pertes de mémoire et donc de confiance en soi. L'utilisation de ces "médocs" vont entraîner une perte d'autonomie des patients. De plus, les benzodiazépines sont loin d’être des médicaments anodins. Leur consommation chronique entraine une dépendance réelle avec des effets secondaires qui nuisent à la qualité de vie du patient. Leurs effets secondaires pourraient être plus néfastes encore: sur dix études épidémiologiques récentes, cinq concluent à un lien statistique entre consommation de benzodiazépines et risque de démence.

 

Des changements d'habitudes simples et une meilleure hygiène de vie permettent également dans de nombreux cas d'améliorer la qualité du sommeil de personnes âgées : augmenter l'activité physique  journalière, comprenant des promenades à l'extérieur dès que possible, exposition à la lumière en journée, alimentation et mode de vie sains, aménagement confortable de la chambre sont autant de moyens d'éviter tout recours médicamenteux. 

 

Écrit par p@role. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer

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